jeudi 2 juin 2011

On a nos certificats de sélection pour le Québec, enfin!

1er juin 2011
Le Québec nous autorise à installer notre résidence 
sur leur (beau) territoire.

Voici le récit de notre entrevue que nous avons publié sur un forum bien connu de résidents néo-québecois, Cymico

"Mon mari et moi décidons d'être sur Paris dès la veille au soir. Les jeunes sont "casés" chez leurs copains. Nous ne sommes pas très loin (à Lille) mais on ne sait jamais. Il n'était pas question d'être à labours à l'entretien. sauf qu'avec les embouteillages parisiens, nous sommes arrivés au BIQ le matin 1er juin à 9h55..... pour un rdv à 10h. ça valait la peine d'arriver la veille!!! lol!

Nous sommes reçu à 11h. Donc en plus de l'angoisse du retard, l'angoisse de l'attente! personne ne vient nous voir pour nous dire à quelle heure nous serons reçu.

Une jeune femme vient enfin nous chercher. Elle s'excuse du retard et de l'attente qui nous été imposé. Charmante mais comment vous dire.....elle ne nous dit rien pour nous rassurer. Elle est très stoique.

Puis l'entretien se résume à cela.

11H05 : "Madame, Monsieur. Nous nous retrouvons aujourd'hui afin de vérifier tous les éléments au dossier, les originaux, votre connaissance de l'anglais ainsi que vos motivations à travailler au Québec" jusque là ça va, ce sont les 3 objectifs précisés dans la convocation. puis
"à l'issu de l'entretien, vous serez acceptés ou refusés, et dans ce dernier cas, je vous donnerais les différents motifs du refus".

... et là même si on le sait, ces derniers mots sont lourds de sens, donc je ne vous raconte pas nos têtes.

Puis on rentre dans le vif du sujet. A part les questions qu'elles nous posent, le claquement des touches du clavier et nos réponses.... un silence de plomb!!! on ne la ramène pas!

RIEN ne transpire! 

l'agente est très pragmatique. Elle a des questions précises qui attendent des réponses précises. On voit vite qu'il n'est pas nécessaire de broder. Dès qu'elle a la réponse à sa question, on passe à la suivante.... et elle reste impassible.

Un problème se pose sur un des diplome de mon mari: tjs le même pour ceux qui nous suivent depuis le début. Elle va voir ses collègues, revient 5 mn après. Echange de regards entre nous. Nous ne disons rien, de peur qu'on nous entende! bref la pression est grande. 
A plusieurs reprise, elle nous laisse seuls dans le bureau, pour questionner ces collègues, faire des photocopies......

On ne sait toujours pas ce qu'il en est du diplôme  : pris ou pas pris?

Puis c'est la conversation en anglais. Olive se débrouille très bien. pendant quelques minutes on se sent mieux. 

Puis vient mon tour: les questions habituelles et la question des études. Elle ne cherche pas à savoir si j'ai fait une demande de CAQ; elle nous demande seulement si on pourra pendant 1 an subvenir à mes besoins d'étudiante. On lui apporte la preuve. Elle semble rassurée.

Puis questions finales pour tous les 2 : pourquoi le Québec, notre projet en famille, les valeurs.......

A ce stade de l'entretien, les pensées de l'agente sont tjs impénétrables. On apprend qu'elle arrive tout juste de Montréal et qu'elle est là en renfort pour plusieurs semaines. C'est la seule chose "perso" qu'elle nous confiera.

12H : Elle quitte une dernière fois le bureau, revient 3 mn après: bizarrement les minutes sont plus longues que d'ordinaire.

Elle tapote encore 5 mn sur le clavier de l'ordi. Pas un regard, pas un sourire, stoique quoi. 
Juste un "cela arrive bientôt"..... et là on est limite en train de se liquéfier. Elle doit le sentir et le voir, c'est pas possible!!!!! 
on est suspendu à ses lèvres, nos coeurs battent la chamade et elle tapote encore: c'est une vraie torture!

et la phrase salvatrice : "je vous accepte". Votre dossier est très juste, le diplôme de monsieur ne trouve pas d'équivalence claire dans nos listes..... mais votre projet est sérieux, préparé, cohérent. 

La phrase qui tue ensuite : "on aurait pu vous demander de re-soumettre votre dossier dans 3 mois après l'obtention de la licence de Madame mais nous aurions du pour cela émettre une intention de refus. 
Vous avez tous les points au critère admissibilité. Nous prenons le diplome de monsieur comme tel, il est cohérent avec son expérience et son projet professionnel. Donc nous acceptons le dossier. Vous êtes sélectionnés".


Nous la remercions. Je pense qu'elle voit que nous passons du blanc au rouge sur nos visages. 
Elle édite les CSQ et nous donne rapidement les infos sur les services du gouvernement disponibles pour les nouveaux séléctionnés. Et très vite nous devons partir car elle est très en retard sur l'entretien d'après. A peine le temps de lui souhaiter un bon séjour à Paris.

On reste calme et posé. on quitte le bureau en la saluant à nouveau. Dehors un soleil radieux et un grand sourire sur nos lèvres. On est très très heureux. 

En conclusion : on a trouvé cet entretien très éprouvant moralement; l'agente n'a jamais été désagréable, plutot charmante mais très professionnelle. Contrairement à beaucoup qui ont passé l'entretien, ce n'était pas une formalité pour nous. on a du nous battre encore pendant l'entretien et montrer que notre motivation à réussir au Québec était grande tout restant très humble! ça eu l'air de payer. 
"


Voilà une nouvelle étape débute, plutôt des formalités, mais là on reste encore prudent : c'est la validation du gouvernement fédéral après une visite médicale pour chaque membre de la famille et l'envoi de nos casiers judiciaires : c'est une affaire de 6 mois à 8 mois environ. Nous serons déjà à Montréal quand nous recevrons nos cartes de résident permanent, si tout est OK;

A très vite pour d'autres nouvelles.




1 commentaire:

  1. On stresse rien qu'à lire le récit. Quelle épreuve.
    Alors que dire de plus que BRAVO! et FELICITATIONS!!

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